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le
4ème album des oeuvres de Lucien Durosoir
Alpha 175 devant ses juges


http://classiqueinfo-disque.com/Durosoir-barde-et-mage-un.html
Durosoir, barde et mage : un étonnement sans bornes
lundi 2 mai 2011 par Fred Audin
Voici, émanant du même label Alpha que les trois volumes précédents, la nouvelle révélation de la musique de Lucien Durosoir, collection d'œuvres, toutes inédites, exigeantes tant pour les interprètes que pour l'auditeur, mais toujours aussi gratifiantes si l'on s'y penche suffisamment pour en pénétrer la mystérieuse étrangeté et la radicale originalité : il s'agit cette fois des deux œuvres vocales achevées du compositeur solitaire, d'un duo pour violoncelle et piano, d'un trio et d'un quatuor à vents, certaines des pièces adoptant un dispositif si singulier qu'il pourrait bien être unique dans toute l'histoire de la musique.
C'est le cas du poème symphonique avec basse solo, Le Balcon qui donne son titre au volume, mise en musique du poème de Baudelaire déjà employé par Debussy, mais qui dépasse le cadre de la mélodie classique, par son ampleur comme par l'emploi qu'il fait des « cordes vocales », voix de femmes sans paroles s'unissant aux cordes instrumentales d'un quatuor augmenté d' une contrebasse. On ne voit guère en musique de chambre que trois autres œuvres faisant usage explicitement de « cordes vocales », et surtout le Septuor de 1909 d'André Caplet qui requiert également trois voix féminine et dont Durosoir se souvient sans doute puisqu'il forma durant la guerre un quatuor d'occasion avec Maurice Maréchal et Caplet. Ici les trois pupitres de voix féminines par trois (l'ensemble Sequenza 9.3) contrebalancent la voix principale de basse à laquelle est dévolu le texte, se manifestant par des interventions assez brèves qui délimitent les strophes ou soulignent d'ornements à la manière des madrigalistes, quelques mots choisis du poème. Mais cet instrumentum n'est pas le seul élément d'étrangeté dans la pièce : les fragments tonals sont accompagnés d'harmonies toujours à la limite de la tonalité, dont on serait bien en peine de trouver en 1924 l'équivalent dans la musique française. La prosodie, proche par moments du sprechgesang, est aussi d'une complète originalité, par la façon de démembrer le texte entre des soupirs haletant tout en conservant l'unité strophique que soulignent les répétitions du vers initial de chaque section. Les rythmes internes connaissent aussi un traitement inédit, le tempo s'alanguissant progressivement à mesure que la voix de basse soutenue par des soli de cordes inattendus atteint des notes dans l'aigu, étirant la dernière strophe sur soixante mesures tout en ramenant l'anguleux thème initial, puis quand elle replonge dans le grave environnée d'harmoniques de cordes qui s'éteignent seules en un postlude où ne demeure qu'un battement de secondes. Tout cela est si étonnant, à la fois extatique et angoissé, qu'il faudra certainement des écoutes répétées pour s'y accoutumer : il apparaît de plus en plus certain, que dans une sûreté de facture complètement indépendante des réactions d'un public potentiel, Durosoir n'a jamais écrit deux fois la même chose, envisageant l'évolution de la musique avec un tel détachement du temps de sa composition que son traitement des structures et des textures paraît relever parfois de la divination. Aujourd'hui encore, le suivre est un exercice dans lequel seul des spécialistes tels que le Quatuor Diotima (révélation du premier disque Durosoir) étaient susceptible de se lancer.
Dans Idylle (titre qui fait résonner le souvenir du Chabrier des Pièces Pittoresques), Durosoir voulait-il vraiment illustrer le poème de Chénier que Georgie Durosoir cite en exergue dans la notice ? Chénier, cet autre visionnaire resté un demi-siècle dans les tiroirs avant que son aura n'illumine toute la poésie romantique ? Ce quatuor pour flûte, clarinette, cor et basson mélange la vision d'un tableau statique de nature morte et de multiples petites cellules explosives telles des capsules de graines dispersées au soleil (le motif répété sautant d'un intervalle de septième, les sextuolets de doubles croches, les trilles apparaissant aux moments les plus incongrus). La conception n'est plus impressionniste, elle rappelle celle des compositions géométriques abstraites et incroyablement colorées de Kandinsky où des formes organiques sont clairement identifiables sans qu'on les reconnaisse. Musicalement l'outil de comparaison le plus efficace (quoiqu'il adopte une structure plus resserrée) serait peut-être le Quintette à vents de Nielsen.
Le Trio, basé sur une répétition obsessionnelle d'un motif d'accompagnement énoncé au piano exerce la même fascination irréductible à l'analyse avec ses mélodies disloquées disposées en kaléidoscope, comme une sorte de pantoum entêtant. Le violoncelle, à qui sont réclamés dans le premier mouvement des cris stridents d'accords plaqués est appelé à se fondre avec le violon (les deux instruments à cordes échangeant parfois leur registre et leur rôle) dans un mouvement lent parcouru d'éclats presto intempestifs, qui arrêtent cette dérive de nuages estivaux par de soudains éclairs d'orage, prenant des détours par des tonalités dont les rapports échappent à toute attente. La dilution n'est jamais floue, plutôt divisionniste par un système de juxtaposition de plans d'une netteté tranchante dans une métrique constamment mouvante. Le finale est un précipité de traits virtuoses, comme une superposition d'improvisations à la limite du jazz, usant de moyens d'expression complètement inédits et qui ne se plient que par accident à des règles préétablies, délivrant ça et là une phrase romantique rapidement estompée, comme biffée par les inflorescences d'un jet d'encre fantasque. Le Trio Hoboken (dont on retrouve deux des membres dans la Berceuse transcrite des Aquarelles, qui porte la durée du disque à près de 80 minutes) est brillant par la lisibilité et l'enthousiasme qu'ils réussissent à introduire dans cette partition d'une difficulté redoutable.
Mais c'est à un autre violoncelliste de talent, Raphaël Merlin, qu'échoit la tâche complexe d'enregistrer la Trilogie (Improvisation, Maïade, Divertissement) dont le dédicataire, Maurice Maréchal, pourtant l'un des grands virtuoses de son temps, plaisanta le titre de la partie conclusive (« Vous ne manquez pas d'ironie d'appeler ça Divertissement… Bon Dieu ! que c'est difficile ! »), soulignant que l'agrément n'est que pour l'auditeur, qui y trouvera peut-être une ligne plus immédiatement compréhensible, la facture rappelant Franck dans le mouvement médian, et comprenant des mélodies suaves aux allures parfois curieusement orientales pour une pièce inspirée par les Landes.
Tout aussi dépaysante, la courte mélodie Sonnet à un enfant rejoint la mystérieuse complexité du Balcon, cherchant à se frayer un chemin vers la « flamme orientale de l'aurore » à travers la sombre tonalité de si bémol mineur et les hésitations de son piano scriabinien qui soutient une ligne vocale sinueuse de prière védique. On ne peut même pas se risquer à affirmer que ce soit beau : c'est juste unique. Cette musique existe en soi, pour soi, et se fiche absolument de ce qu'on en pense. Un autre monde, là, à moins d'un jet de pierre, qui ne vous invite même pas à y risquer un pied : Fais ce que voudras.
1 Le Balcon (Poème symphonique
pour Basse solo, Cordes vocales et Cordes instrumentales) (1924)
Ensemble Sequenza 9.3 Catherine Simonpiétri direction
Jean-Christophe Jacques basse solo Kareen Durand, Claudine Margely,
Hélène Richer sopranos 1 Sylvie Kolb, Virgine
Lefebvre, Andreea Soare sopranos 2 Irina De Baghy, Françoise
Faidherbe, Thi Lien Tuong altos Quatuor Diotima Naaman Sluchin,
Yun-Peng Zhao violons Franck Chevalier alto Pierre Morlet violoncelle
Yann Dubost contrebasse
2 Sonnet à un enfant, pour soprano et piano (1930)
Kareen Durand soprano Jeff Cohen piano
3 Idylle, pour quatuor d’instruments à
vent (1925) Quintette Aquilon Sabine Raynaud flûte
Stéphanie Corre clarinette Marianne Tilquin cor Gaëlle
Habert basson
4 Trilogie : Improvisation, Maïade, Divertissement,
pour violoncelle et piano (1931) Raphaël Merlin
violoncelle Johan Farjot piano
5 Trio en si mineur, pour piano, violon et violoncelle
(1926-1927) Trio Hoboken Saskia Lethiec violon Éric
Picard violoncelle Jérôme Granjon piano
6 Berceuse, pour violoncelle et piano Éric
Picard violoncelle Jérôme Granjon piano
le
3ème album des oeuvres de Lucien Durosoir
Alpha 164 devant ses juges


Durosoir,
jardinier d’un reposoir pour l’âme
Vendredi 8 octobre 2010 par Fred
Audin
La sortie du troisième disque consacré
à la musique de chambre de Lucien Durosoir ne fait que
confirmer avec plus d’éclat encore qu’il
s’agit d’une des découvertes les plus importantes
de ce début de siècle, tout juste 55 ans après
la mort de l’auteur. Sans son fils Luc, sa belle-fille,
Georgie, auteur du livret et d’articles remarquables sur
les musiciens dans la Grande guerre, sans les éditions
Symétries qui en ont publié les partitions et
les instrumentistes sollicités par le label Alpha décidément
incontournable même en dehors de la musique ancienne,
il ne resterait rien de Lucien Durosoir, qui, virtuose célébré
du violon, n’a pas été enregistré
avant 1914, date qui mit fin à sa carrière d’interprète.
La musique que composa Durosoir ne ressemble
à rien d’autre de ce qui s’écrivit
entre 1920 et 1950, en France ou ailleurs, et toutes les comparaisons
ne sauraient en donner qu’une idée lointaine. De
là la difficulté qu’on peut éprouver
à la saisir, même si elle ne présente pas
de difficulté d’accès. Sa singularité,
l’absence de désir de séduire et le choix
volontaire de l’obscurité que fit Durosoir après
une carrière brillante au service de musiques inconnues
(qu’il révéla aux futurs acteurs du conflit
majeur du XXème siècle, concertos de Brahms, Richard
Strauss ignorés des français, musique de chambre
française méprisée par l’Allemagne)
rendent particulièrement émouvantes son aspiration
à composer dans le silence et pour le tiroir, comme la
mise en acte d’un projet philosophique, une réflexion
sur la condition humaine, dans une réclusion d’ermite,
dégagée de toute référence à
une dimension religieuse ou politique, manifestions sociales
d’avance condamnées par la confrontation à
la réalité des expériences de guerre.
On a pu lire par ailleurs que la musique de
Durosoir semblait imprégnée d’une éternelle
grisaille et d’un désespoir ironique : on entendra
ici que c’est loin d’être toujours le cas,
et si l’écoute du Quatuor n°3 n’a pas
suffi à convaincre de la nécessité de jouer
cette musique, il faut au moins prendre connaissance du Nonette
Jouvence, qui est, sans l’ombre d’un doute, une
pièce majeure de la musique française du siècle
dernier, dans un dispositif que nul autre compositeur n’a
utilisé (quatuor à cordes, contrebasse, harpe,
cor, flûte et violon principal). Cette symphonie de chambre
à la tonalité fluctuante évolue, malgré
une marche funèbre s’enchaînant au final,
dans un mode majoritairement majeur : le poème des Conquérants
d’Hérédia auquel elle se réfère
ne saurait faire programme et n’explique que l’ambiance
maritime et la tardive allusion au registre héroïque
du cor, la citation du texte ne venant qu’appuyer l’idée
d’une thématique de l’illusion, le symbole
de la « rejuvénation » étant, comme
l’horizon, une ligne idéale qui s’éloigne
à mesure qu’on en approche. L’orchestration,
vaste et claire, les mélodies modales trahissent l’influence
de Caplet, tout en évoquant les couleurs de Jean Cras
et parfois d’Ibert, dans l’idée de voyage
cinématographique qui s’empare soudain de la coda
surprenante du premier mouvement. L’Aria centrale où
le violon assume plus directement son rôle « principal
» flirte avec l’atonalité. On croirait parfois
dans le dernier mouvement que le Soldat de Stravinsky ou l’expressionisme
de Schönberg ont été mis consciemment à
contribution, à moins que ce ne soit le souvenir des
Clairières dans le ciel de Lili Boulanger qui traverse
ces pages, aussi osées que certains Paysages et marines
de Koechlin, et dont l’orientation est plus contemplative
que narrative, comme l’épigraphe postérieurement
ajoutée de Verlaine le donne à croire : «
La vie humble aux travaux ennuyeux et facile / Est une œuvre
de choix qui veut beaucoup d’amour ».
Malgré la dédicace « A
Maurice Maréchal, en souvenir de Génicourt (hiver
1916-1917) » et le fait qu’elle fut créée
en privé à l’Hôtel Majestic, on n’est
ni dans l’atmosphère du salon, ni des hangars ouverts
à tout vent où répétait le trio
Durosoir-Caplet-Maréchal [1], mais plutôt au jardin
dans ce Caprice pour violoncelle et harpe à l’ambiance
printanière et ensoleillée. La grande phrase lyrique
pour le violoncelle qui commence seul, s’évadant
dans l’aigu, enchaîne sur un développement
d’une grande liberté, d’une gaieté
paisible et presque sans ombre, qui contraste avec l’inquiétude
des pièces de 1934, Berceuse (plus tard dénommée
« funèbre » par Durosoir après qu’il
la réécrivit sous forme de Chant élégiaque
à la mémoire de Ginette Neveu), Au vent des Landes,
pour flûte et piano, paysage instable où souffle
à nouveau « le vent mauvais qui m’emporte
», que l’invocation de Vitrail pour alto écrit
dans la demeure familiale des Landes où Durosoir avait
définitivement élu domicile, ne suffit pas à
éloigner. La mort de sa mère, depuis longtemps
infirme, et la rumeur du monde où le tragique enchaînement
de la haine recommence à grandir sont-elles étrangères
à ces élans de révolte devant l’inéluctable
? Le silence leur succède et Durosoir ne reprendra la
plume qu’en 1946, écrivant après Trois préludes
pour orgue, l’Incantation bouddhique pour cor anglais
et piano, quatre minutes d’un mantra fantasmé où
des suites d’accords et d’arpèges tournent
en rond comme dans les Poèmes Hindous de Maurice Delage,
sans trouver la certitude d’une libération ailleurs
que dans une constante recherche.
Deuxième œuvre exceptionnelle de
ce disque, le Quintette pour piano et cordes date des années
1924-1925. Pendant quelques minutes c’est un quatuor,
avant que le piano ne reprenne discrètement la phrase
d’ouverture sur fond de pizzicati des cordes, multipliant
les tempi changeants comme une suite de phases de rêves
agités allant de l’idylle au cauchemar. Le dispositif
de cette pièce rappelle forcément la série
de grands quintettes d’avant 1914 (Franck, Schmitt, Huré,
le Flem, Fauré) mais traite le genre avec un sens de
la forme très différent, dispersant ses thèmes
fragmentés en un kaléidoscope d’idées
fantasques, dont les chatoiements réclament autant d’écoutes
avant d’en reconstituer la trame pourtant solidement tissée.
Le Nocturne central ne quitte pas le domaine onirique, introduisant
dans un paysage méditerranéen (les deux premiers
mouvements furent écrits à Bormes les Mimosas)
aux ruissellements de vagues mélangeant les inspirations
celtiques et hispanisantes, des souvenirs de blues comparables
à ceux qu’utilisera Ravel dans le deuxième
mouvement de sa sonate pour violon. Le Finale surgit sur un
puissant thème, noté Impérieux, énoncé
par les cordes à l’unisson dans des rythmes impairs
qui reprennent les bribes, les ruines a-t-on envie de dire,
du Nocturne précédent, pour les transfigurer dans
une suite de fragments de danses, qui empruntent autant à
la valse qu’au café-concert, remugles d’un
monde, pour Durosoir déjà lointain, qui tente
d’oublier les drames sur lesquels il essaye de se reconstruire.
Rêves passionnés, semés de troublant silences,
éclairés, comme au soulagement du réveil,
un matin très tôt, dans une chambre qu’on
ne reconnait pas, par une courte coda en majeur qui dissipe
les apparitions fantomatiques d’une nuit de fièvre.
[…] Excellent livret, illustrations
à l’avenant, interprétation irréprochable
: un disque qui vaut bien son prix, et en supplément,
donne à réfléchir.
Lucien Durosoir (1878-1955), Jouvence, fantaisie
pour violon principal et octuor (dir Renaud Dejardin) ; Caprice
pour violoncelle et harpe ; Berceuse et Au vent des Landes pour
flûte et piano ; Vitrail pour alto et piano ; Incantation
bouddhique pour cor anglais et piano ; Quintette pour piano
et cordes
Ensemble Calliopée : Sandrine Chatron, harpe ; Karine
Lethiec, direction artistique et alto
Saskia Lethiec, Amaury Coeythaux, Elodie Michalakaros, violons
; Florent Audibert, violoncelle
Laurène Durantel, contrebasse ; Anne-Cécile Cuniot,
flûte ; Vladimir Dubois, cor ; Frédéric
Lagarde, piano
1CD Alpha 164. Enregistré à la ferme de Villefavard
du 19 au 22 octobre 2009
http://classiqueinfo-disque.com/spip/spip.php?article1285
Actualité colloque
Un compositeur moderne né
romantique
Lucien Durosoir (1878-1955)
Palazzetto Bru Zane - Venise
Samedi 19 et dimanche 20 février 2011
Samedi 19 février
2011
9h00 : Accueil des participants et visite du Palazzetto Bru
Zane
9h30 : Introduction de Lionel Pons (université d’Aix
Marseille)
1 – Vers le XXe siècle
(présidence : Lionel Pons)
10h00 : « Sortir
de la guerre : aspirations et réalisations dans le monde
musical (1914-1921) » (Charlotte Segond
Genovesi, doctorante, université de Paris IV-Sorbonne)
10h30 : « L’impact de la
guerre sur la création artistique »
(Francis Lippa, professeur et critique littéraire, Bordeaux)
11h00 : Discussion
- 11h10 : Pause -
11h30 : « La guerre comme rupture
de la carrière et axe de vie »
(John Powell, université de Tulsa, Oklahoma)
12h00 : Discussion
12h10-14h30 : Déjeuner
2 – Questions de poétique
(présidence : Jean-Claire Vançon)
14h30 : « La poésie inspiratrice
: romantiques, parnassiens et symbolistes »
(Francis Lippa)
15h00 : « Aube : du poème
de Rimbaud à la Sonate d’été »
(Ana Stefanovic, université de Belgrade)
15h30 : Discussion
- 15h40: Pause -
16h00 : « L’esthétique
de la berceuse chez Lucien Durosoir »
(Isabelle Bretaudeau, université de Lyon)
16h30 : Discussion
Dimanche 20 février
2011
3 – Regards sur l’écriture
(présidence : Ana Stefanovic)
10h00 : « Le Balcon, pour cordes
vocales et instrumentales. Un hommage à Caplet ? »
(Yves Rassendren, université de Grenoble)
10h30 : « Les quatuors à
cordes confrontés aux créations contemporaines
» (Jean-Claire Vançon, université
de Paris-Sud (C.F.M.I./Orsay)
11h00 : Discussion
- 11h10 : Pause -
11h30 : « La transformation de
la “pensée du son” : le Troisième
Quatuor » (Frédérick Martin,
compositeur)
12h00 : Discussion
12h10-14h30 : Déjeuner
4 – Vers le XXI e siècle
(présidence : Isabelle Bretaudeau)
14h30 : « Le catalogue : inscription
de cette œuvre dans la sensibilité du temps »
Lionel Pons
15h00 : « De sa musique à
ma peinture » (Gabrielle Thierry, peintre,
ingénieure spécialisée dans les sciences
cognitives)
15h30 : Discussion
- 15h40 : Pause -
16h00 : Conclusion (Georgie Durosoir)
Actualité musique
et peinture
http://www.mgbook.com/communiqueverdundurosoir.pdf

Paysage de Verdun, vision contemporaine sur une musique de Lucien
Durosoir
du 19 Juin au 5 septembre 2010 - Centre Mondial de la Paix
Paysage de Verdun, vision contemporaine - 100x65 cm - MGabrielle
Thierry 2009
Dans le cadre des « 4 jours de Verdun», le Centre
Mondial de la Paix présente l’oeuvre d'une artiste
contemporaine, M.Gabrielle Thierry, intitulé «Paysage
de Verdun, vision contemporaine », œuvre inspirée
par la musique de Lucien Durosoir (1878-1955). Cette oeuvre,
installée à l'issue de l'exposition « Les
Peintres dans la Grande Guerre » vient faire un trait
d'union entre le regard des peintres de la première guerre
mondiale, et celui que peut porter un artiste d'aujourd'hui
sur ce paysage.
En tant qu'artiste peintre, M.Gabrielle Thierry entreprend depuis
plusieurs années une recherche sur l'interprétation
de la nature et du paysage et leur musicalité. Elle retranscrit
sur la toile non seulement le paysage tel qu'elle le voit mais
aussi les rythmes et les musiques qu'elle ressent.
L’oeuvre proposée ici est la réalisation
d'une peinture du champ de bataille de Verdun, dont la portée
émotionnelle contemporaine est toujours aussi forte.
C'est cette émotion que l'artiste a tenté de traduire
, et pour cela, elle s'est inspirée de la musique composée
par un musicien de la Grande Guerre.
Pour MG Thierry, les musiciens et compositeurs présents
sur le front, ont intégré toutes les dimensions
du conflit dans leur musique : les paysages dévastés,
la mort, le souvenir, … et le renouveau de la vie.
A l'écoute des enregistrements disponibles […]
et avec l'émotion ressentie face au paysage actuel du
champ de bataille, MG Thierry a fait le choix de la «
Sonate en la mineur », sonate pour violon et piano, composée
en 1922 par Lucien Durosoir.